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Concert Aimez-vous BRAHMS le 6 juin 2026 - Déjà en vente

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CONTENU

MOT DU PRÉSIDENT

PROGRAMME DE LA SOIRÉE

LE CHEF ET DIRECTEUR ARTISTIQUE - MARTIN DAGENAIS

LE CHOEUR

L'ORCHESTRE

BIOGRAPHIE DES COMPOSITEURS

PROCHAIN CONCERT - 12 décembre 2026 - COMMANDEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT

CHANTER AVEC LE CHOEUR CLASSIQUE DE LA PRAIRIE

CONSEIL D'ADMINISTRATION ET ÉQUIPE TECHNIQUE

PARTENAIRES DU CONCERT

IN MEMORIAM

Le choeur Classique de LaPrairie dédie
ce concert à la mémoire d'êtres chers que
des choristes ont perdu au cours des derniers mois.


Moïse Barthez, décédé le 23 janvier 2026
(père de Sylvie Barthez)


Sachinka Ruiz Amaiz, décédée le 19 avril 2026
(cousine de Charlotte Légaré-Ponce)


Francine Gailloux, décédée le 27 avril 2026
(amie de Simon Leblanc)



MOT DU PRÉSIDENT

Chers mélomanes,

C’est avec une immense fierté que le Chœur classique de La Prairie vous accueille à ce concert intitulé "Aimez-vous Brahms?".

Ce titre évocateur rend hommage à une rencontre mythique entre la musique, la littérature et le cinéma. Il rappelle le célèbre roman de Françoise Sagan, porté à l’écran en 1961 par Anatole Litvak, avec Ingrid Bergman, Yves Montand et Anthony Perkins. À travers cette référence culturelle intemporelle, nous souhaitons célébrer toute la profondeur émotionnelle et la beauté universelle de l’œuvre de Johannes Brahms.

Né le 7 mai 1833, Brahms demeure l’une des figures majeures du romantisme allemand. Le
7 mai dernier marquait le 193e anniversaire de sa naissance et le Choeur classique de LaPrairie était en répétition ce soir-là! Notre programme met en lumière différentes facettes de son génie créateur, notamment avec le poignant Begräbnisgesang et l’imposant Ein Deutsches Requiem, œuvre profondément humaine qui transcende le simple cadre liturgique pour offrir un message de réconfort et d’espérance.

Aux côtés de Brahms, les œuvres de Bruckner et de Mendelssohn viennent enrichir cette soirée de méditation, de paix et de beauté spirituelle.

Je tiens à remercier chaleureusement nos choristes, nos musiciens, notre chef et directeur artistique, Martin Dagenais, ainsi que tous les bénévoles et partenaires qui rendent possible la réalisation de ce concert. Votre présence ce soir témoigne de l’importance de la musique chorale dans notre communauté et de sa capacité à nous rassembler.

Au nom du conseil d’administration, je vous souhaite une soirée mémorable et profondément inspirante. Bon concert à toutes et à tous!


Stéphane Roy

Président du Conseil d’administration

Chœur Classique de La Prairie

AIMEZ-VOUS BRAHMS ?


OUVERTURE

Locus iste

Anton BRUCKNER

Oeuvre a capella pour choeur



Symphonie No 3 Mouvement No 3

Poco Allegretto

Johannes BRAHMS

Oeuvre pour orchestre



Verleih uns Frieden gnädiglich

Dona nobis pacem

Felix MENDELSSOHN

Oeuvre pour choeur et orchestre



Begränisgesang

Marche funèbre

Johannes BRAHMS

Oeuvre pour choeur et orchestre



ENTRACTE



EIN DEUTSCHES REQUIEM

Un requiem allemand

Johannes BRAHMS

Oeuvre pour choeur, solistes et orchestre


Le Choeur Classique de La Prairie vous souhaite un 

BON CONCERT

LE CHEF ET DIRECTEUR ARTISTIQUE

Choeur Classique de La Prairie

Martin Dagenais

Chef et directeur artistique

Nous devons la qualité de nos prestations à notre chef et directeur artistique, Martin Dagenais.

Martin Dagenais est un chef émérite dont la réputation n’est plus à faire. Plusieurs d'entre vous ont assisté à la cérémonie de remise du prix Jean-Pierre-Guindon qu'il a reçu en 2021. Ce prix est remis par l’Alliance chorale du Québec à un chef ou cheffe de chœur qui œuvre depuis plus de 25 ans en direction chorale et qui contribue dans son milieu et son domaine à l’épanouissement du chant choral.

Initialement bachelier en interprétation d’orgue, il obtient son diplôme de maîtrise en interprétation en chant en juin 1998. En 2022, il complète avec brio une maîtrise en direction chorale à l’Université de Sherbrooke.

Pour en savoir plus sur notre chef de chœur.


LE CHOEUR

Passion pour le chant choral classique

Le Choeur Classique de La Prairie a vu le jour en 2014 de l'initiative de M. Albert Juneau, président de la fondation Liette-Turner, Robert Viau, alors président de la fabrique de la paroisse de la Nativité de la Sainte-Vierge et Martin Dagenais, chef de choeur et directeur artistique reconnu dans le milieu du chant choral, qui investit tout son génie et son dynamisme dans la direction de ce chœur depuis sa fondation.

Le résultat de son travail et de son dévouement est surprenant : ce jeune chœur a su très vite progresser et maintenant, ses 60 choristes abordent les plus belles pages du répertoire du chant choral, en passant de la Renaissance au Baroque, du Romantisme aux compositeurs et arrangeurs plus contemporains.

Les éloges du public ne tarissent pas depuis que les airs de Mozart, Bach, Haendel, Fauré, Verdi, Vivaldi et autres compositeurs résonnent dans la magnifique église La Nativité de La Prairie, qui offre par ailleurs une acoustique exceptionnelle.

Le Chœur Classique de La Prairie a eu le privilège d’être accompagné par des artistes appréciés sur la scène québécoise, tels que Marc Hervieux, Gino Quilico et autres solistes tous plus talentueux les uns que les autres. Désormais un fleuron de La Prairie et de sa région, ce chœur donne deux fois par an des concerts et des prestations qui sont devenus des événements incontournables et procurent à son public fidèle un bonheur musical retentissant!

SOPRANI


Amélie Belzile

Andra Covaciu

Anne Deschamps

Annie Larouche
Chantal Gagnon

Charlotte Léger-Ponce
Danielle St-Pierre
France Henry
France Mailloux
Julie Croteau

Marie-Chantal Beaudoin

Mylène Grisé
Myriam Berleur

Nathalie Germain

Nicole Vekeman

Roxanne Dion

Solange Chicoine

Stéphanie Barriault

Sylvie Barthez

Véronique Brouillette

ALTI


Carole Lehoux
Chantal Gagnon

Denise Vallée
Geneviève Goulet
Janique Ostiguy
Johanne Clouâtre

Louise Arseneault

Louise Deschènes
Manon Gagnon

Marilène Levac

Martine Robitaille

Mélanie Cauchon

Valérie Guérette

TENORI


André Gagnon

Jean-Luc Poulin

Marc-André Couillard

Nicolas Leclair

Philippe Bourke

Robin Tremblay

BASSI


Alain Dostie

Claude Blouin

Daniel Bourgeois

Jacques Duval

Jacques Farcy

Louis Brosseau

Olivier Pineau

Sébastien Lemire

Simon Leblanc

Stéphane Roy

Yves Coalllier

Yves Séguin


L'ORCHESTRE

VIOLON 1
Julie Triquet (Concert Master)


VIOLON 2

Hubert Brizard (solo)


ALTO

Magali Gavazzi-April (solo)


VIOLONCELLES

Marie-Michel Beauparlant (solo)

Lou Dunand-Vincent


CONTREBASSE

Dominic Girard (solo)

FLÛTE

Daniel Després (solo)


HAUTBOIS

Caroline Plamondon (solo)


CLARINETTE

Martin Gauvreau (solo)


BASSON

Joelle Amar (solo)


COR

Alec Michaud-Cheney (solo)


TIMBALES

Jaôa Catalao (solo)

LES SOLISTES

ANDRÉANNE BRISSON PAQUIN, soprano

Crédit photo : Amélie Fortin

Native de Montréal, la soprano Andréanne Brisson-Paquin a complété des études en chant à l’Université de Montréal avant d’obtenir une maîtrise au Conservatoire d’Amsterdam. Elle y développe une grande affinité pour les répertoires baroque et classique, ainsi que pour l’art de la mélodie. Reconnue pour sa musicalité qui allie finesse, intensité et sincérité, elle a collaboré avec plusieurs ensembles de renom tels que Les Violons du Roy, l’Orchestre Métropolitain et Arion Orchestre Baroque. Plus récemment, elle était la soliste invitée des Grands Ballets Canadiens dans La Création de Haydn, de l’orchestre de chambre I Musici avec la cantate Dies Natalis de Gerald Finzi et elle chantait lors du Concert de la Passion de l'ensemble baroque Les Idées Heureuses. Prochainement, elle sera de la distribution de l’opéra-ballet Le Triomphe des Sens au Festival Montréal Baroque.


PIERRE RANCOURT, baryton

Crédit photo : Tam Lan Truong

Chanteur, guitariste, producteur et idéateur, Pierre Rancourt mène depuis vingt ans une carrière variée et atypique, depuis les scènes de l’opéra et du récital jusqu’aux ateliers d’éducation par la musique, en passant par le théâtre musical et le disque, et ce, dans un joyeux mélange de styles musicaux. Collaborateur régulier de l’Opéra de Montréal, il met à profit ses qualités d’interprète, doublées d’une solide expérience de terrain en action sociale par les arts. Il est d'ailleurs professeur invité par la Faculté de musique de l’Université de Montréal comme formateur en médiation culturelle.

Il est également cofondateur et directeur général et artistique de l’organisme Le Volier, qui utilise la musique à des fins de dialogue interculturel.

LES COMPOSITEURS et LEURS OEUVRES

JOHANNES BRAHMS

Johannes Brahms, né le 7 mai 1833 à Hambourg et mort le 3 avril 1897 à Vienne, est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand. Johannes Brahms est l'un des plus importants musiciens de la période romantique. Certains le considèrent comme le «successeur» de Beethoven dont Hans von Bülow qui décrit sa première symphonie (composée entre 1862 et 1876) comme étant « la Dixième symphonie de Beethoven ».

Brahms fait la plus grande partie de sa carrière à Vienne, où il est l'une des figures importantes sur la scène musicale. Il compose pour piano, musique de chambre, orchestre symphonique, voix et chœurs. À la différence d'autres grands compositeurs de musique classique, Johannes Brahms ne compose jamais d'opéra. Étant également un pianiste virtuose, il donne la première audition de beaucoup de ses compositions; il travaille aussi avec les musiciens célèbres de son époque, dont la pianiste et compositrice Clara Schumann et le violoniste Joseph Joachim. Brahms restera lié toute sa vie à Clara Schumann par une amitié profonde et complexe. Perfectionniste et souvent autocritique, il détruit beaucoup de ses esquisses et en laisse quelques-unes non publiées.

Brahms est à la fois un traditionaliste et un novateur. Sa musique utilise largement les structures et techniques de composition des maîtres baroques et classiques. C'est un maître du contrepoint, une méthode de composition rigoureuse pour laquelle Bach est célèbre, ainsi que du développement thématique, un procédé de composition introduit par Haydn, Mozart et Beethoven. Alors que beaucoup de ses contemporains critiquent sa musique, qu'ils trouvent trop académique, ses œuvres sont admirées, par la suite, par des personnalités aussi diverses que le progressiste Arnold Schönberg et le conservateur Edward Elgar.

BRAHMS - Symphonie no. 3 en fa majeur, op. 90
3e mouvement - Poco Allegretto

Le Poco Allegretto est l’un des mouvements les plus connus et les plus délicats de la Symphonie n°3 de Brahms. Composé en 1883, il contraste fortement avec la densité orchestrale des autres mouvements par sa légèreté et sa tendresse introspective.

Structure et caractère

  • Tempo : Poco Allegretto (un peu allègre, mais avec retenue)

  • Forme : ABA’ (forme terniaire)

  • Caractère : Ce mouvement est souvent perçu comme une méditation douce-amère. Brahms, connu pour son tempérament à la fois passionné et nostalgique, y exprime une mélancolie contenue, un soupçon de romantisme nostalgique, sans jamais tomber dans le pathos excessif.


Le thème initial, confié aux cordes, est chantant et légèrement mélancolique, presque comme une berceuse nostalgique. Les bois et les cors viennent l’enrichir de couleurs douces, tandis que l’orchestre reste globalement transparent, laissant respirer la ligne mélodique.

Dans la partie centrale, le mouvement gagne en intensité et en chaleur, avant de revenir à la mélodie initiale avec une délicatesse presque chuchotée. Ce va-et-vient entre intimité et expression lyrique crée une atmosphère de tendresse mélancolique qui touche profondément l’auditeur.

Film Aimez-vous Brahms ?

Sorti en 1961, le film Aimez-vous Brahms? de Anotole Litvak est une adaptation du roman de Françoise Sagan et met en vedette Yves Montand, Ingrid Bergmann et Anthony Perkins. La trame musicale du film reprend le Poco Allegretto pour souligner les nuances émotionnelles des personnages : l’amour, la nostalgie, la solitude et la complexité des relations humaines.

  • La douceur mélodique du mouvement reflète la délicatesse et la fragilité des sentiments des protagonistes.

  • La transparence orchestrale permet à la musique de se fondre dans l’intimité de la scène, comme un miroir émotionnel discret.

  • Le choix de ce mouvement en particulier, plutôt que des passages plus dramatiques de la symphonie, souligne la subtilité et la profondeur psychologique de l’histoire.


Le Poco Allegretto de la Symphonie n°3 de Brahms est un exemple magistral de la capacité du compositeur à marier simplicité mélodique et profondeur émotionnelle. Dans Aimez-vous Brahms?, il fonctionne comme un fil musical qui accompagne les émotions subtiles des personnages, offrant une élégance sonore qui reste gravée dans la mémoire du spectateur.

BRAHMS - Begräbnisgesang

En 1857, Brahms devint chef de chœur de la société chorale de Detmold. Son Ave Maria, et son Begräbnisgesang, pour chœur et orchestre d’harmonie, furent composés immédiatement après sa prise de fonction. Brahms dirigea lui-même cette œuvre à plusieurs reprises, la première fois ayant eu lieu à l'Académie Gradener de Hambourg, en 1859.

Les musicologues considèrent généralement cette œuvre comme une étude préparatoire au deuxième mouvement du célèbre Requiem allemand. Il se pourrait aussi que ce chant funèbre, à la fois sombre et empreint d’espoir, ait été écrit pour une occasion privée au cours de laquelle lui, Clara Schumann, leur famille et leurs amis se réunirent pour honorer la mémoire de Robert Schumann, décédé deux ans auparavant. On rapporte souvent que Clara Schumann aurait qualifié la composition de magnifique. Peut-être parlait-elle alors non seulement de l'œuvre elle-même, mais aussi de la noble intention qu'elle défendait.

Johannes Brahms est surtout connu pour ses symphonies, sa musique de chambre et son monumental Requiem allemand. Son catalogue recèle toutefois de nombreux chefs-d'œuvre moins connus, notamment le Begräbnisgesang que vous entendrez ce soir.

BRAHMS - Ein deutsches Requiem (Requiem allemand) 

Ein deutsches Requiem (Un Requiem allemand) est l’œuvre chorale la plus vaste et ambitieuse de Johannes Brahms, composée entre 1865 et 1868 et représentative de son art mûr. Elle occupe une place singulière dans l’histoire de la musique sacrée du XIXᵉ siècle et reste l’un des oratorios les plus interprétés du répertoire.

Contrairement aux requiems traditionnels qui mettent en musique la Missa pro defunctis latine (messe catholique pour les morts), Brahms élabore ici une forme nouvelle. Il refuse d’utiliser le texte liturgique standard et choisit lui-même des versets extraits de la Bible en traduction allemande de Martin Luther. Son objectif n’est pas d’implorer l’intercession pour les morts, mais d’adresser un message de consolation aux vivants : il cherche à exprimer, par la musique, le réconfort face à la perte et à la souffrance.

La genèse de l’œuvre est étroitement liée aux expériences personnelles de Brahms. La mort de sa mère en 1865 et le souvenir de la disparition de son ami Robert Schumann trouvent un écho profond dans l’esprit du Requiem. Dès l’origine, Brahms envisage l’œuvre comme un monument mémoriel mais aussi profondément humain : il envisage même d’appeler son œuvre « Ein menschliches Requiem » (Un Requiem humain).

Ein deutsches Requiem est construit en sept mouvements d’une durée d’environ 75 à 80 minutes, pour chœur mixte, orchestre et deux solistes (soprano et baryton). L’écriture chorale de Brahms allie une grande variété expressive, allant de passages méditatifs et introspectifs à des fugues sophistiquées et des élans lyriques. La structure musicale est unifiée par des motifs thématiques récurrents, qui contribuent à la cohésion de l’œuvre.

Sur le plan textuel, le Requiem s’ouvre sur les Béatitudes — “Blessed are they that mourn, for they shall be comforted”— et, à travers des citations de l’Ancien et du Nouveau Testament, explore la douleur, l’espérance et la paix intérieure. Brahms omet volontairement les éléments dogmatiques explicites de la foi chrétienne, comme la rédemption par la mort du Christ, ce qui lui valut quelques réserves de la part de la direction ecclésiastique lors des premières représentations.

La réception critique a salué l’œuvre pour sa dimension spirituelle humaniste autant que pour sa qualité musicale. Loin de l’approche dramatique ou terrifiante de certains requiems, Brahms propose une vision contemplative de la mort et du deuil, fondée sur la consolation et la fraternité humaine.

Introduction générale


Ein deutsches Requiem (Un Requiem allemand) n’est pas une messe des morts traditionnelle, mais une œuvre spirituelle profondément humaine construite sur des versets bibliques choisis en allemand (traduction de Luther). Brahms explore ici le thème du deuil, de la consolation et de l’espérance plutôt que celui du jugement dernier: il s’adresse aux vivants, aux cœurs meurtris, pour offrir paix et réconfort. 

1. Selig sind, die da Leid tragen
(« Bienheureux ceux qui portent la souffrance, car ils seront consolés »)


L’ouverture est sereine, presque méditative. L’orchestre débute avec des couleurs sombres (sans violons) avant que le chœur n’entre doucement. Cette musique invite l’auditeur à laisser s’exprimer les émotions, avec une musique à la fois sobre et tendre qui reflète la promesse de consolation.


2. Denn alles Fleisch, es ist wie Gras
(« Car toute chair est comme l’herbe »)


Cette section est le mouvement le plus long et agit comme un pèlerinage musicalà travers l’impermanence de la vie. Une marche funèbre ouvre, puis la musique évolue vers la lumière, marquant en son sein une transition du sombre vers un sentiment d’espérance et de sérénité.


3. Herr, lehre doch mich
(« Seigneur, enseigne-moi… »)


Le baryton solo incarne la contemplation personnelle et l’interrogation intérieure. L’orchestre et le chœur semblent répondre à cette quête d’assurance avec une musique qui évolue vers une fugue vigoureuse, une forme qui symbolise ici la confiance retrouvée.


4. Wie lieblich sind deine Wohnungen
(« Quelles demeures aimables sont les tiennes »)


Le mouvement central agit comme un point d’équilibre. D’une grande clarté, il évoque l’idée de la paix divine et de la joie simple de se réfugier « chez Dieu ». Les lignes mélodiques ouvertes et respirantes invitent à une écoute contemplative.


5. Ihr habt nun Traurigkeit
(« Vous avez maintenant de la tristesse… »)


Introduit par la soprano solo, ce mouvement représente un moment de consolation maternelle : Brahms y met en musique une promesse de réconfort presque palpable, avec tendresse et douceur.

 

6. Denn wir haben hie keine bleibende Statt
(« Car nous n’avons ici point de cité permanente »)


On atteint ici un des sommets dramatiques de l’œuvre. Le texte évoque la résurrection et la victoire sur la mort, et la musique s’enflamme avec force, avec une fugue monumentale qui célèbre la foi et l’espérance dans un langage puissant et triomphal.


7. Selig sind die Toten
(« Bienheureux sont les morts… »)


Le dernier mouvement ramène le mot « selig » (« bienheureux »), déjà entendu dans le premier mouvement, mais cette fois avec une lumière plus claire et une couleur orchestrale plus lumineuse. L’œuvre se conclut sur une affirmation de paix et de sérénité, engageant l’auditeur à une paix intérieure partagée.


Points à retenir pour l’écoute

  • L’œuvre ne décrit pas le jugement final, mais le cheminement humain de la douleur à la consolation. 

  • La structure symétrique — avec un centre serein et une progression émotionnelle — permet d’entendre une narration spirituelle non linéaire, presque comme un dialogue entre le chœur, les solistes et l’auditeur. 

  • L’omission volontaire de textes dogmatiques (comme le Dies irae) fait de ce Requiem une œuvre plus universelle et ouverte à toutes les sensibilités. 

ANTON BRUCKNER

Anton Bruckner, né le 4 septembre 1824 à Ansfelden (Empire d'Autriche) et mort le 11 octobre 1896 à Vienne (Autriche-Hongrie), est un compositeur et organiste autrichien. 

Très vite ses parents se rendirent compte des dons musicaux de l'enfant qui, à l'âge de dix ans, était en mesure de remplacer son père à l'orgue paroissial. Ses parents l'envoyèrent compléter sa formation musicale auprès d'un cousin, Johann Baptist Weiß, qui, pendant près de deux ans, l'initia à la théorie musicale, l'harmonie et l'orgue. Bruckner s'essayait déjà à cette époque à l'improvisation sur l'orgue. En 1837 son père mourut et il fut conduit par sa mère à l'abbaye de Saint-Florian. Le jeune garçon passa trois ans dans ce havre de paix, et ces trois années le marquèrent par la vie de piété et d'humilité. Il y reçut principalement une solide formation générale et musicale au sein du chœur de garçons Sankt Florianer Sängerknaben. Il prépara ensuite le concours d'entrée à l'École normale de Linz. Il y fut admis et obtint le diplôme d'instituteur adjoint en 1841. En 1843 il fut nommé à un poste près de l'Abbaye de Saint-Florian, et put ainsi approfondir ses connaissances auprès de Hans Schläger pour les chœurs, et de Leopold von Zenetti pour les claviers. 

Figure éminente du romantisme allemand, il rencontre Richard Wagner en septembre 1873, ce qui influença la composition de sa 3e symphonie. Sa musique polyphonique et théologique, à l'orchestration par blocs différenciés à partir d'une cellule de base, fut desservie par la critique et un auditoire viennois acquis à la musique de Brahms. Musicien longtemps incompris, mais défendu par Gustav Mahler et Hugo Wolf, le « maître de Saint-Florian » est devenu aujourd'hui un pilier du répertoire symphonique des programmes de concerts. Perfectionniste, Bruckner composa différentes versions et éditions de ses symphonies. Pédagogue exigeant quoique considéré comme dévot et naïf, le compositeur sut exploiter la grandeur de la forme symphonique en poursuivant l'œuvre de Ludwig van Beethoven, forme qui servit sa foi, la majestueuse symphonie no 9 inachevée étant dédiée à Dieu.

BRUCKNER - Locus Iste

Connu surtout pour ses neuf symphonies, Anton Bruckner a aussi composé des chefs-d'œuvre de musique sacrée. Il a étudié avec assiduité la musique des maîtres polyphoniques italiens de la Renaissance, tels que Palestrina, et des compositeurs baroques allemands, notamment Bach.

Locus Iste a été composé en 1869 pour célébrer la dédicace de la chapelle votive de la cathédrale de Linz, où Bruckner avait été organiste. La phrase d'ouverture du chœur est un accord de do majeur bien équilibré, mais l'harmonie devient ensuite d'une transparence chromatique remarquable. La texture s'allège au milieu de la pièce avant que la symétrie de do majeur ne revienne.

FELIX MENDELSSOHN

Jakob Ludwig Felix Mendelssohn Bartholdy, plus couramment appelé Felix Mendelssohn, né le 3 février 1809 à Hambourg et mort le 4 novembre 1847 à Leipzig, est un compositeur, chef d'orchestre et pianiste allemand du début de la période romantique. Membre de la famille Mendelssohn, il est le petit-fils du philosophe et rabbin Moses Mendelssohn, le fils du banquier et philanthrope Abraham Mendelssohn Bartholdy et le frère de la compositrice Fanny Mendelssohn.

Après des succès précoces en Allemagne, il voyage dans l'Europe entière, passant notamment quatre fois par la Suisse. Il est particulièrement bien accueilli en Grande-Bretagne où, au cours de ses 10 visites, sont créées plusieurs de ses œuvres majeures. Contemporain de Chopin, Liszt, Wagner et Berlioz, il laisse une œuvre très importante pour sa courte vie de 38 ans (symphonies, concerti, oratorios, ouvertures, musique de scène, œuvres pour piano seul, œuvres pour orgue seul et musique de chambre). À seulement 17 ans, il compose l'ouverture du Songe d'une nuit d'été - oeuvre qui sera complétée en 1842 à la demande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV. Cette oeuvre reste l'une de ses plus célèbres, avec sa Marche nuptiale. Parmi ses autres grands chefs-d'œuvre, on trouve : l'ouverture « Les Hébrides », les symphonies « italienne » et « écossaise », les oratorios « Paulus » et « Elias », le second Concerto pour violon en mi mineur, op. 64, l'Octuor à cordes et le Trio no 1 en ré mineur, op. 49.

Il a participé à la redécouverte de la musique baroque et surtout de Jean-Sébastien Bach et Georges-Frédéric Haendel. Il est notamment l'un des premiers compositeurs de son temps à renouveler l'art du contrepoint, ce qui lui vaut parfois d'être considéré comme « le classique des romantiques ». Après une longue période de dénigrement relatif due à l'évolution des goûts musicaux, à l'antisémitisme des XIXe et XXe siècles et à l'interdiction par les nazis de jouer sa musique, il est redécouvert dans la deuxième moitié du XXe siècle et reconnu comme un compositeur majeur de l'ère romantique.

MENDELSSOHN - Verleih uns Frieden gnädiglich

Felix Mendelssohn était un compositeur, chef d'orchestre et interprète d'un immense talent et d'une grande polyvalence. Étonnamment, ses œuvres sacrées, plus confidentielles, ont reçu peu d'attention. Parmi elles figurent huit cantates chorales, inspirées à parts égales par son admiration pour la musique de Bach, qui revêtait une signification particulière pour lui depuis l'enfance. Après son entrée à la Sing Akademie de Berlin en 1820, il se consacra à l'étude approfondie des motets, cantates et oratorios de Bach.

L'hymne de Mendelssohn, Verleih uns Frieden, fut conçu comme un chant pour chœur sans cantus firmus, c’est-à-dire sans mélodie préexistante, grégorienne ou sacrée, utilisée comme structure de base. Bien que mis en musique sur un texte de Luther, la mélodie est entièrement de Mendelssohn. Composé en 1831, le texte et la mélodie sont présentés trois fois : d'abord chantés par les basses seules, puis par les altos avec contrepoint de basse, et enfin avec un chœur à quatre voix.

BILLET EN VENTE

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CHANTER AVEC LE CHOEUR CLASSIQUE
DE LA PRAIRIE

Chanter vous passionne ?


Vous désirez relever des défis ?


Vous avez envie de découvrir un ensemble dynamique et passionné dirigé de main de maître ?


N'hésitez pas à communiquer avec nous. Le Chœur Classique de La Prairie ouvre ses portes à tous les choristes possédant une voix juste, l'amour de la musique et un souci de perfectionnement et de rigueur. Les choristes expérimentés ou ceux et celles qui recherchent des défis d’interprétation y trouveront leur compte.



CONSEIL D'ADMINISTRATION


Stéphane Roy, président

Marc-André Couillard, vice-président

Ginette Bourget, trésorière et activités sociales

Sylvie Barthez, communications

Chantal Gagnon, secrétariat administratif

Marie-Chantal Beaudoin, recrutement

Louis Brosseau, rédaction et projets



SOUTIEN TECHNIQUE


PRODUCTEUR
Stéphane Roy


PIANISTE ACCOMPAGNATEUR

Lorraine Gariépy


PHOTOGRAPHE
Vincent Marchessault


ÉCLAIRAGE ET DÉCOR
Sylvain Gonthier


CONCEPTION GRAPHIQUE
Annie Larouche


RÉGISSEUR

tbd


BÉNÉVOLES


Sylvie Parent

Marc Laviolette

Noémie Bonneau

Michel Guibert

Mélodie Gauthier-Barthez

Manon Vezina

Kathleen Neau

Carmelle Thomas

Jacob Douville

Frédérick Douville

Raymond Mathieu

Marie-Josée Chapdelaine

Claudette Houle

Loralie Raynaud



Nos bénévoles de décembre 2025
MERCI!

En 3e rangée : Martin Daoust, Raymond Mathieu, Michel Guibert; en 2e rangée : Claudette Houle, Manon Vézina, Carmelle Thomas, Sylvie Parent, Marie-Josée Chapdelaine, Mélodie Gauthier-Barthez, Kathleen Neau; en 1re rangée : Frédérick Douville, Jacob Douville, Marc Laviolette, Noémie Bonneau; Absent de la photo : Yves Coailler.


PARTENAIRES DU CONCERT

Merci à nos partenaires qui rendent possible la production de ce soir et qui en font un succès.

(cliquez sur les images pour consulter les sites web de nos commanditaires)

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